Oraison
La ville à la campagne
Oraison est située sur la rive gauche de la Durance. Le village est à 370 mètres d'altitude, et à 645 mètres pour son point le plus élevé.
Oraison s'étend sur une superficie de 3 842 ha. Sa population est de 5 092 habitants au dernier recensement. Sur un globe terrestre, vous devriez trouver Oraison sur ces points : latitude : 5.91667, longitude : 43.9167.
Le vieux village d'Oraison, comme la plupart des villages d'autrefois, était bâti sur une colline, «le Tholonet». C'est de cette situation élevée et exposée aux vents que le village a tiré son nom. En provençal on appelait le vent aoure et l'on disait aouraison comme nous aurions dit en français ventaison. D'autres sources, assurent que ce nom aurait été donné par les Ligures, par contraction du latin auroe sonum, exposé à tous les vents. On ne sait, par contre, ni quand, ni pourquoi le village a adopté son nom actuel simplifié. Peut-être le fait d'une erreur de copiste...
Le territoire d'Oraison était une baronnie jusqu'en 1588, où elle fut érigée en Marquisat en faveur du sieur d'Oraison et renouvelée en 1740 en faveur du sieur Fulque et de ses enfants mâles. Oraison offre des preuves de l'occupation romaine. On y a découvert des tombeaux formés avec des briques tumulaires et renfermant des médailles datant des empereurs Auguste, Vespasien, Domitien, Trajan, Gordien et Constantin.
Oraison est la patrie de savants, d'artistes et de personnages influents :
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Jean-Marc Gaspard Itard (1774-1838), médecin-chef de l'Institution royale de Médecine. Spécialiste de la surdité et de l'éducation spécialisée, il se rendit célèbre pour son travail sur Victor de l'Aveyron, travail dont François Truffaut tirera son célèbre film, «l'enfant sauvage». Itard compte parmi les pionniers de l'Oto-rhino-laryngologie. il est considéré non seulement comme le créateur de la première école française d'otologie mais aussi comme le fondateur de la psychiatrie de l'enfant. Auteur de plusieurs ouvrages sur l'art de guérir, il fut fait chevalier de la Légion d'Honneur.
- Romain Selsis (1898-1956), poète d'une grande sensibilité, dont les ½uvres principales sont «Poèmes d ici et de là-bas », « Divagations » et « Le Calvaire Bleu».
- Honoré Bicais, né en 1590, professeur à l'université d'Aix, savant, médecin qui se signala lors des pestes de 1629 et 1649. Il a écrit un recueil concernant les causes de la peste.
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Jean Bourret, prêtre de l'Oratoire, professeur de théologie au séminaire d'Arles, mort à Montpellier en 1726.
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Joseph Courbon, ancien professeur de théologie à Riez puis curé de Senez, chanoine, vicaire général et supérieur du Séminaire de Digne, mort à Digne en 1823.
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Eugène Burlot, ingénieur spécialiste des explosifs, co-auteur d'un ouvrage sur ce thème, «Les poudres et explosifs» paru en 1914.
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Paul Réty, né en 1909, s'est installé à Oraison, en plein c½ur de cette Provence qu'il aimait tant. Musicien, peintre, humoriste, metteur en scène, pédagogue, homme de création et d'écoute, il a permis à de nombreuses personnes de découvrir l'art sous toutes ses formes. Le centre culturel de la commune porte d'ailleurs son nom.
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Louis Pasteur mena, en 1868, des recherches au château d'Oraison sur les maladies des vers à soie, recherches qui seront capitales dans la lutte contre le déclin de la sériciculture.